Déclaration préalable SUD pour le CSE DOGSE du 22 Avril 2026


travailleurs de tous les pays unissez-vous

A chaque mois son dicton

Au mois d’avril ne te découvre pas d’un fil

Au mois de mai fait ce qui te plait

Pour le gouvernement c’est à chaque mois une mauvaise idée.

Au mois d’avril, au lieu de partir à la chasse aux œufs c’est l’idée de lachasse aux arrêt maladies.

Au mois de mai, au lieu de faire ce qui te plait, c’est l’idée de venir travailler le 01 mai.

Le plan gouvernemental de lutte contre les arrêts maladie issu de la Loi de Finance de la Sécurité Sociale s’inscrit une fois de plus dans la stigmatisation des personnes en arrêt plutôt que dans une réelle lutte contre les conditions de travail et le sens du travail dégradés et qui ont des impacts néfastes sur la santé physique et psychique des travailleurs et des travailleuses.

Alors que l’augmentation du nombre d’arrêts de travail devrait interroger sur les causes, le gouvernement fait une nouvelle fois le choix de répondre aux demandes de centrales patronales et s’attaque aux victimes.

Le plan présenté repose sur une logique de contrôle et de suspicion, contribuant à stigmatiser les personnes en arrêt de travail.

Faire des économies sur la santé, c’est prendre le risque que l’état de santé des salarié-es se détériore, ce qui coûterait finalement plus cher à la collectivité. Les obstacles mis aux arrêts courts peuvent conduire à retarder le diagnostic, conduisant à des arrêts plus tardifs, mais plus longs, et nécessitant davantage de soins.

Ils incitent les salarié-es à se rendre au travail malade, avec des conséquences en matière de propagation des épidémies.

Tout cela a pour résultat d’augmenter, et non de réduire, les dépenses de santé.

Le 1er Mai est une journée particulière, la seule qui soit obligatoirement fériée et chômée.

Les seules exceptions sont liées à la continuité de l’activité, dans les hôpitaux, les transports ou l’hôtellerie.

Jusqu’où s’arrête la frontière entre les activités impérieuses et celles qui relèvent du confort ?

Mettre le doigt dans l’engrenage revient à accepter collectivement que le travail soit banalisé ce jour-là, et gagne, à terme, l’ensemble des secteurs ; que le volontariat des salarié-es ne soit plus toujours respecté et, enfin, que les horaires atypiques (près de la moitié des salariés travaillent déjà occasionnellement le soir, les samedis et dimanches) s’installent durablement.

Dans une société de plus en plus fragmentée, le 1er Mai occupe une place singulière. Il dit encore que le travail est une fête que l’on vit ensemble, il célèbre nombre de victoires sociales acquises de haute lutte.

Ne cassons pas ce symbole.

Ni cette année ni les prochaines.

En France, les conséquences de la situation internationale amplifient les injustices sociales.

Les politiques d’austérité et la priorité aux intérêts économiques pèsent sur les travailleuses et travailleurs, les retraité-es et les étudiant-es :

Baisse du pouvoir d’achat, salaires insuffisants face à l’inflation, conditions de travail dégradées, services publics menacés et droits sociaux remis en cause.

Les libertés fondamentales fragilisées (liberté de la presse, d’expression, indépendance de la justice) aggravent la crise démocratique.

Alors que les prix de l’énergie explosent, nos salaires n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020 et les inégalités entre les femmes et les hommes sont toujours aussi importantes. L’inflation repart en forte hausse, à 2,5% en mars, pendant que les salaires sont bloqués et les aides du gouvernement ne sont orientées que vers les entreprises qui touchent déjà plus de 211 milliards d’aides publiques chaque année.

Nous revendiquons des augmentations immédiates de salaire pour vivre dignement, l’indexation des salaires sur l’inflation et le blocage des prix du carburant.

Au mois de mai fait pour ce qu’on te paie