Déclaration préalable SUD pour le CSE DOGSE du 20 mai 2026


Pendant que certains actionnaires et nos hauts dirigeants avaient le baume au cœur pendant l’Assemblée Générale des actionnaires sur la répartition de nos richesses…

…ce sont, au quotidien, des milliers de salarié-es qui entendent qu’il faut “faire des efforts”, “s’adapter”, “être agiles”, accepter les réorganisations permanentes et la dégradation continue des conditions de travail sans aucunes contrepartie satisfaisante.

A cela, n’oublions pas que nous traversons une crise inflationniste majeur dû aux conflits géopolitiques…qui impacte durement notre pouvoir d’achat.

Et que le Conseil d’Administration ne veut pas en tenir compte…après leurs choix sur les NAO, INTERESSEMENT, PARTICIPATION, PRIMES… il n’y a pas d’urgence pour eux !

Quel mépris !

En attendant, ORANGE se penche sur le rachat de SFR pour la consolidation du marché et notre dette par la même occasion va bondir…une fois de plus se sont les clients et les salarié-es du marché des télécom qui vont en payer le prix.

Quand on parle des salarié-es qui en paieront les frais, parlons de SOLUTION 30 qui est en liquidation judiciaire. Le cahier des charges que vous imposez à vos sous-traitants est tel, que nous avons connus des décès de salariés sous-traitant, maintenant c’est une entreprise qui met la clef sous la porte ! Vous avez beau jeu de vous dédouaner et dire que vous n’y êtes pour rien. Mais la pression induite par les contrats de sous-traitance signés est telle que des personnes meurent, des entreprises disparaissent, le tout au détriment des clients.

Là aussi, nos collègues d’ORANGE en subissent déjà les conséquences sur leur charge de travail et posture à adopter…donc sur leurs conditions de travail.

Votre désir de dégager toujours plus de cash-flow quel qu’en soit le prix, trouve une nouvelle opportunité avec l’usage industriel de l’IA.

L’intelligence artificielle et les systèmes de gestion algorithmique transforment les modes de production, tout en renforçant le pouvoir de l’employeur dans l’entreprise. Les employeurs utilisent de plus en plus des outils numériques pour recruter, diriger, évaluer, surveiller et discipliner les travailleurs. Ces systèmes collectent d’immenses quantités de données sur la productivité, le rythme de travail, la localisation, les communications, les comportements, parfois même les émotions ou l’attention.

La vie privée des travailleurs se trouve évidemment menacée. Mais l’enjeu va plus loin : le commandement managérial s’intensifie par la technologie. La surveillance devient continue, l’évaluation standardisée, la sanction peut être automatisée. Les marges de décision, d’autonomie professionnelle et de résistance collective se réduisent.

Là où le pouvoir patronal était déjà considérable, l’intelligence artificielle risque de le rendre plus opaque, plus immédiat et plus difficile à contester.

Nos collègues deviennent contraints, sans aucune marge de manœuvre. Ce type d’organisation a déjà montré son caractère délétère sur la santé et la vie des salariés d’orange du temps de Lombard et de ses sbires. Mais qu’est-ce que vous ne feriez pas pour profiter de ces marges dégagées puisque vous vous partagerez encore les juteux bénéfices.

Une société dans laquelle des millions de personnes passent leur vie sous des hiérarchies rigides, une surveillance permanente et une voix collective affaiblie est aussi une société qui les habitue à accepter les asymétries de pouvoir comme normales.

Et quand on parle de façonner les esprits, comment ne pas faire le parallèle avec la volonté de milliardaires, comme Bolloré, d’imposer leur vision du monde néofasciste à travers l’accaparement de médias, ou de toute forme de culture et de distribution de celle-ci.