Déclaration Préalable SUD pour le CSE DOGSE du 25 mars 2026


jus d’orange dans la tirelire

« En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées ».

C’est ce que proclamait, en 1974, une publicité restée fameuse.

La crise pétrolière était passée par là, le prix du brut s’envolait, « c’est notre richesse et notre façon de vivre qui est menacée » disait la pub.

Il s’agissait ni plus ni moins que de sauvegarder notre souveraineté en faisant la chasse au gaspi.

La France d’aujourd’hui n’a toujours pas de pétrole, et fait encore une fois face à une nouvelle crise pétrolière, mais pas que…aussi dû à des crises politiques nationales et géopolitiques de toute part.

« Chez ORANGE, nous n’avons pas d’idées mais nous savons faire du pognon »

…sur la masse salariale, sur le dos des salariés, sur le dos des clients, sur le dos de nos sous-traitants.

Et tout ça au profit quasi exclusif de la DG et de 1200 cadres dirigeants.

 

L’appât du gain et la valorisation des stocks option sont les priorités chez Orange.

Aucune empathie donc, de la part de la direction de Christel Heydemann pour le personnel, par le lancement d’un premier plan stratégique d’austérité interne « Lead the future » :

·       Les activités sont méthodiquement dispersées,

·       Leurs composantes fragmentées,

·       Les directions géographiques sont réduites à quelques salarié-es,

·       La proximité et les bassins de vie disparaissent,

·       Les métiers sont regroupés par directions nationales, en silo.

 

Sous prétexte de revenir au cœur de l’activité d’opérateur de téléphonie, deux filiales, OCS et Orange Bank, ont été bradées et quasiment données aux amis du CAC 40.

Le point d’orgue de cette dérive fut d’initier le premier plan antisocial, un Plan de Départs Volontaires chez SCE (Service Clients Entreprises), une division nationale du groupe, avec départs forcés et reclassements contraints.

 

Peu à peu l’entreprise est démantelée, à force de sous-traitance, partenariats divers.

Mais surtout l’entreprise perd de plus en plus sa souveraineté et accroit sa dépendance à des acteurs étrangers (starlink à la place d’eutelsat, Microsoft…).

 

Ce manque de vision à moyen terme de la stratégie de l’entreprise et compte tenu des équilibres politiques en France, on en vient à se demander si la DG ne fait pas ça pour gonfler ses revenus en attendant d’être remplacée par un prochain gouvernement en 2027.

 

Chez Orange la direction n’a pas d’idée mais elle sait faire du pognon…